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Ce qu’il faut savoir sur les mauvaises habitudes…

Coach, praticienne EFT et auteure

Ce qu’il faut savoir sur les mauvaises habitudes…

Vous avez sûrement des habitudes qui vous tirent vers le bas ou qui vous empêchent de progresser et vous font stagner. Nous allons voir dans cet article d’où viennent ces mauvaises habitudes. Dans un prochain article, nous verrons des stratégies pour y remédier…

Qu’est-ce qu’une habitude ?

Bien évidemment, par définition, une habitude est quelque chose que l’on répète régulièrement, facilement, souvent automatiquement. Voici les définitions du mot « Habitude » fournies par le Larousse en ligne (choisi pour des raisons purement capillaires) :

 

– Manière ordinaire, habituelle d’agir, de penser, de sentir, propre à quelqu’un ou à un groupe de personnes : Ils ont l’habitude de déjeuner au restaurant le dimanche.

– Aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention tel ou tel genre d’actions, acquise par une pratique fréquente, l’exercice, l’expérience : Habitude de la conduite automobile. L’habitude d’organiser.

– Adaptation de degré variable à certains états, qui fait qu’on les supporte plus aisément : Prendre l’habitude de vivre seul. C’est une question d’habitude.

– Usage répété de quelque chose qui crée un besoin chez quelqu’un : Se défaire de l’habitude de fumer.

– Manière de faire, comportements créés chez quelqu’un par une action répétée : De mauvaises habitudes dans sa manière de taper à la machine.

 

Ce qui est intéressant dans ces définitions est que l’on retrouve la notion de répétition qui crée la facilité et qui finit par mener à un besoin.

En effet, l’ordre d’apparition est bien en premier lieu la répétition. Elle devient de plus en plus facile et demande de moins en moins de conscience pour être réalisée. Elle s’installe doucement dans notre quotidien et on n’envisage plus de vivre sans elle : on en a juste besoin !

Pour créer une habitude, nous avons besoin de mettre en place des répétitions afin que le chemin soit consolidé d’un point de vue neuronal et que l’action devienne facile. Le cerveau préférant par nature la facilité, il choisira alors cette action à une action inconnue, plus gourmande en énergie. C’est pour cela qu’il ira plutôt vers une habitude nocive mais facile que vers une action nouvelle mais bénéfique pour la personne.

Comment se met en place une habitude ?

Donc, vous l’aurez compris, la vraie question n’est pas comment on met en place une habitude, mais comment on en arrive à répéter une action. Pour qu’une personne en vienne à reproduire périodiquement une action, il y a plusieurs leviers possibles :

  • L’intérêt du résultat. Bien évidemment, lorsqu’on tire des bénéfices d’un comportement, on cherchera à le reproduire pour continuer à en tirer ces bénéfices. Et parfois, les bénéfices sont inconscients ou sournois : des peurs ou des blessures passées peuvent nous pousser à chercher du réconfort ou à fuir un danger potentiel. C’est comme cela, par exemple, que certaines personnes prennent l’habitude de manger pour, inconsciemment, soulager un mal-être existentiel ou pour se créer un « bouclier physique ».
  • La contrainte extérieure. Les habitudes prises par contraintes extérieures sont par exemple des comportements issus de notre éducation comme se brosser les dents ou faire son lit le matin.
  • L’effet de notre environnement. Il faut savoir que notre environnement a un énorme impact sur nos comportements, bien plus que ce que nous pourrions imaginer. Des études ont même démontré que l’obésité était « contagieuse » (dans le sens où il se propage via nos réseaux de connaissance, Référence TEDx : Back to the village | James Fowler | TEDxSanDiego). Nous finissons par prendre les habitudes des personnes que l’on fréquente le plus. C’est vrai pour les habitudes alimentaires, les façons de penser, le fait de fumer ou de sortir le soir…
  • Le choix personnel. Comme ce levier nécessite de la volonté, il est coûteux en efforts et en énergie. Donc nous utilisons ce levier plutôt pour adopter de « bonnes » habitudes. Devenir sportif à l’âge adulte est un très bon exemple : c’est une habitude douloureuse à adopter qui nécessite donc de la vouloir vraiment.
  • Le mécanisme de la tentation. En fait, les scientifiques appellent ce phénomène le « mécanisme de la récompense », mais en réalité, la personne ne cherchant pas la récompense mais le soulagement de la tension due à l’envie, je préfère renommer ce phénomène en quelque chose qui me semble plus exact. Nous verrons plus en détail de quoi il en retourne plus loin, car ce mécanisme est très important à comprendre dans l’adoption des mauvaises habitudes : c’est souvent la principale cause de nos mauvaises habitudes.

Une habitude se met donc en place par la répétition. Et ce qui a causé cette répétition est primordial à comprendre pour faciliter son éradication. Par exemple, quand on sait qu’une habitude a été prise par influence de son environnement, il serait vain de vouloir la changer tant que cet environnement est encore actif. De même, si une habitude a été prise par contrainte extérieure, il est important de s’assurer que cette contrainte ait bien disparue, y compris dans nos croyances et dans notre petite voix intérieure (par contre, n’arrêtez pas de vous brosser les dents !). Et si votre habitude a été initiée par le mécanisme de la tentation, alors il faudra prendre en compte la chimie du cerveau pour s’en détacher.

Qu’est-ce que le mécanisme de la tentation ?

En fait, c’est ce que l’on trouve dans la littérature sous le terme de « système de la récompense ». Il est sous-tendu par le système dopaminergique. La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une molécule chimique qui permet à l’information de circuler entre les neurones à travers le cerveau (les neurones dopaminergiques dans notre cas). Ces neurones sont très présents dans certaines parties du cerveau relatifs au plaisir, à la récompense et à la volonté. L’objectif de ce système est d’assurer la survie de l’espèce en incitant aux comportements provoquant du plaisir immédiat. À l’époque des mammouths, ce mécanisme était très intéressant. Il nous poussait, enfin, il poussait nos ancêtres à procréer ou à rechercher de la nourriture sucrée pour faire des réserves de graisse. Aujourd’hui, dans une société d’abondance (et vénale), ce mécanisme se retourne facilement contre nous. En effet, c’est ce système qui est activé par les drogues. Les industriels ajoutent sciemment du sucre dans la plupart des plats préparés (pour leur prix) mais aussi pour l’addiction provoquée via ce mécanisme. Ce système est aussi utilisé pour nous rendre accro à nos téléphones portables. J’expliquerai peut-être tout cela dans un autre article. Revenons au mécanisme de la tentation : en fait, l’objectif du système dopaminergique est de provoquer l’envie et se déclenche pour inciter un comportement tout en inhibant le self-contrôle. Il donne l’illusion que l’objet du désir provoquera du plaisir. Il s’avère, en réalité, que cet objet ne provoque pas nécessairement du plaisir et c’est en cela que je n’aime pas le terme « mécanisme de la récompense » : d’une part il n’y a pas nécessairement récompense positive à la fin (certaines drogues rendent vraiment malades !), et d’autre part ce mécanisme s’enclenche en amont pour provoquer une action, pas en aval pour amplifier la valeur de la récompense.

Les trois phases d’une habitude

Une fois l’habitude mise en place (étapes de répétition, facilité et besoin installés), exécuter l’action correspondant à l’habitude se déroule en trois phases :

  • Le déclencheur : toute action liée à une habitude a son propre déclencheur. Que ce soit une pensée, un lieu particulier, un enchaînement d’actions, un moment dans la journée, un état physique interne, à chaque fois, un déclencheur intervient pour envoyer l’ordre d’exécuter l’habitude
  • L’action en elle-même, bien sûr
  • Le bénéfice : que ce soit un soulagement, un plaisir, un gain, dans tous les cas l’habitude procure un bénéfice. Il est à noté que parfois le bénéfice n’est pas trivial : une personne qui se détruit à coups de drogue aura comme bénéfice le soulagement du manque physique, même s’il doit en vomir ses tripes après !

Il est important d’avoir conscience de ces trois phases pour combattre une mauvaise habitude, car on pense souvent à agir sur l’action, mais nous n’avons pas toujours conscience des déclencheurs et des bénéfices associés. Or, ignorer le déclencheur mènera à de grandes sollicitations de la volonté pour résister. Et ignorer les bénéfices est la porte ouverte aux rechutes.

En conclusion…

Un article sera spécifiquement dédié aux stratégies possibles pour se débarrasser d’une mauvaise habitude. L’objectif ici est de mieux comprendre le mécanisme qui a mis en place les mauvaises habitudes afin de mieux comprendre comment s’en débarrasser et l’intérêt des stratégies à venir.

Avant de combattre une mauvaise habitude en faisant appel à la volonté, il est important de comprendre pourquoi elle est apparue. Si ce qui a motivé les répétitions est toujours d’actualité, alors ce sera le premier point à travailler. Si l’environnement n’est pas « assaini » ou si les causes inconscientes ne sont pas identifiées, alors éradiquer la mauvaise habitude est comme écoper un bateau qui prend l’eau : même si on arrive à tout vider à un moment donné à force d’efforts démesurés, un instant de relâchement ruinerait tout le travail fourni.

De plus, il est crucial de prendre le temps d’analyser ce qui déclenche la mauvaise habitude et quels bénéfices celle-ci peut nous apporter. Bien connaître son ennemi est un avantage indéniable pour gagner la guerre !

Dans un prochain article, nous découvrirons des stratégies basées sur ce que nous venons de voir, pour en finir avec ces mauvaises habitudes. En attendant, n’hésitez pas à me faire part en commentaire des sujets que vous aimeriez voir traiter dans de prochains articles…

Soyez heureux, soyez positifs, soyez grégaires et améliorez notre monde à votre façon !

Marie Juliana

La Fabrique à Sagesse

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