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La course au « toujours plus » …

Coach, praticienne EFT et auteure

La course au « toujours plus » …

La course au "toujours plus" ...

Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager une réflexion, issue de mon dernier livre « SOS Procrastination » :

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Les effets de notre culture sur la procrastination

Pour les plus âgés d’entre nous, nous avons pu voir l’évolution de notre société ces dernières décennies. Si l’on revient trente, quarante ou cinquante ans en arrière, on peut se rendre compte qu’à l’époque l’intérêt du bien commun l’emportait généralement sur les préférences individuelles. Cela se manifestait par le fait que nous faisions passer en premier des tâches qui ne nous convenaient pas, mais qui bénéficiaient au groupe, et que, dans un second temps seulement, nous faisions ce que nous aimions. Aujourd’hui nous prenons beaucoup plus en compte nos émotions et notre ressenti. Le bien-être, le confort et les envies sont de plus en plus au cœur de notre système économique. Nous créons des objets qui nous facilitent la vie, qui nous évitent des efforts physiques et qui améliorent notre quotidien. Nous pouvons voir cette évolution comme un progrès, et c’en est un, incontestablement ! Mais c’est un progrès qui a son revers. En effet, à force d’être à l’écoute de nos émotions et à force d’éviter les efforts physiques, nous « atrophions » notre capacité à passer à l’action.

Comme nous sommes en moins bonne forme physique, l’effort à fournir pour faire une action semble plus grand. De même, comme nous sommes plus à l’écoute de nos émotions, celles-ci deviennent un paramètre non négligeable dans la prise de décision ou la motivation pour faire ou non la tâche. Et ces facteurs culturels de « confort » impliquent d’une certaine manière l’accroissement du phénomène de procrastination à l’échelle mondiale. Bien sûr, je ne prônerai pas de devenir stoïque, ce n’est pas le propos. Je tiens juste à souligner que plus nos émotions interviennent dans nos choix, plus la procrastination est présente. C’est une relation de cause à effet.

(Extrait du livre « SOS Procrastination » : https://www.amazon.fr/dp/B07QF8YHKV )

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Je travaille chaque jour à retrouver plus d’énergie et de forme physique et mentale pour penser mieux et agir plus et plus facilement. Je fais des diètes alimentaires et médiatiques, je bannis le smartphone et le multi-tâche. J’apprends à jouer avec mes états physiologiques pour passer plus facilement à l’action, etc.

Est-ce que je vais moins vite que d’autres ? Incontestablement. Est-ce que je suis plus productive ? Pas forcément. Est-ce que je me sens bien ? Incontestablement !

Alors, pourquoi je travaille à reprendre un rythme de vie des années 80 ? Parce que le rythme des années 2020 n’est pas adapté à la biologie humaine et je ne veux pas finir vidée, lessivée, cramée et lâchée sur le bord de la route de la performance… ça pourrait paraître égoïste, c’est en fait stratégique : aujourd’hui on commence même à parler de burn-out infantile, ce qui signifie que c’est pandémique. Comment fait-on pour éviter une contagion pandémique ? En se mettant à l’abri. Et comment se met-on à l’abri d’un surmenage collectif ? En comprenant ce qui mène à ce surmenage : l’économie de l’attention qui monnaie nos temps de vie, la croyance que dormir est une perte de temps, le besoin de remplir sa vie à faire plus, avoir plus, en connaître plus… et l’art d’opposer le « faire » au « néant » …

Dites-moi en commentaire comment vous faites pour vous préserver de ce tumulte de plus en plus bruyant ?

Soyez heureux, soyez positifs, soyez grégaires et améliorez notre monde à votre façon !

Marie Juliana

La Fabrique à Sagesse

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